Anuket
Lieu de culte : Surtout adorée dans la région de la première cataracte, des temples lui étaient exclusivement consacrés (comme sur l'île de Séhel) ou bien elle les partageait avec les autres membres de la triade (comme sur l'île d'Éléphantine). Elle est également adorée en Nubie et à Kômir, où elle est associée à la déesse Nephtys.
Representation : Elle est représentée sous les traits d'une femme à la robe moulante et tient souvent dans sa main le grand spectre de papyrus. Elle est coiffée d'une haute couronne de plumes (que les égyptologues semblent penser d'origine nubienne ; probablement des plumes d'autruche), parfois de la couronne blanche agrémentée de deux cornes de gazelle ou encore sous forme anthropomorphe avec une tête de gazelle.
Au Nouvel Empire, elle devint la parèdre du dieu Khnoum aux côtés de Satis (dont elle est généralement la fille) avec qui elle forme la triade d'Éléphantine. Elle est alors chargée de canaliser la crue engendrée par Satis pour éviter les trop peu et les trop plein. Parmi ses épithètes on trouve ainsi, « Celle qui nourrit les champs », « Celle qui donne la vie » ou encore « Celle qui tire en avant » (en référence à l'inondation). Elle symbolise également la Nubie, pays des sources du Nil. Elle est alors la « dame du Sud » et est associée aux produits précieux que les Égyptiens allaient y chercher.
Son animal sacré était la gazelle dorcade, nombreuses sur les bords du Nil dans la région de la première cataracte, dont une nécropole a été découverte à Kômir, au sud d'Esna.
À l'époque ptolémaïque, elle fut également associée à la luxure et de la sexualité par extension de son rôle fertilisant et peut-être du fait de son nom ambigu. Elle est alors associée au coquillage cowrie dont la forme rappel celui d'un vagin.
Source : Egyptos
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