Baâl
Centre de culte, origine :Son culte était rendu de préférence sur des collines ou des terrasses, lieux plus proches du ciel : sur le mont Sinaï par les Amalécites, sur le mont Carmel par les Phéniciens. Les sanctuaires comprenaient un mur d'enceinte, un vaste espace pour le public, une caverne creusée dans le roc réservée aux prêtres, des stèles de pierre gravées, un autel constitué d'un bloc de pierre et une fosse destinée aux restes des victimes, parfois humaines.
Il s'agit d'un dieu phénicien, introduit en Égypte au début du Nouvel Empire, dont le culte fut implanté par les cananéens dans la région de Memphis. Me culte de Baâl en Egypte était surtout célébré par la population syrienne fixée dans le delta dès la fin du Moyen-empire.
Nom égyptien : bar (Bâr) .
Iconographie : Baal est souvent représenté armé d'une lance ou d'un foudrre, la tête ceinte d'une couronne de rayons symbolisant probablement le soleil.
En Egypte, il prend l'aspect d'un homme debout, vêtu d'un pagne oriental orné de glands. Il porte souvent une sur-jupe à l'egyptienne, le tout maintenu par une ceinture dans laquelle sont fixés deux bretelles croisés ; un troisième bandeau enserre le torse nu. Toujours en Egypte, il est coiffé de la couronne blanche ornée de cornes, typique des dieux syro-palestiniens, de laquelle tombent dans dans le dos un ou plusieurs long rubans qui se terminent généralement par des glands. Un disque solaire figure parfois sur la couronne, mais jamais l'uraeus, propre aux dieux egyptiens.
Description :
Baal, un dieu avant tout phénicien : Il s'agit d'un dieu souverain de plusieurs peuples sémites du Proche-Orient. Baal signifie "seigneur, maître " en sémite. Il fut vénéré tout au long de l'antiquité, traversant les ages, changeant de nom sans jamais perdre sa dimension de dieu colérique mais bénéfique.
Frère et époux d'Anat, Maître par excellence, il est le dieu des forces atmosphériques et de la fertilité, celui qui amène la pluie fertilisante et la foudre destructrice. Il a pour voix le tonnerre et pour flèches les éclairs. Associé à d'autres noms, baal ("seigneur") a désigné divers dieux selon les lieux et les époques : en Phénicie et en Palestine, chaque localité, chaque point d'eau a son Baal. Les Grecs l'identifient à Cronos ou à Zeus, et les Romains à Saturne. De la Phénicie, le culte de Baal s'étend à l'Égypte et à Carthage, associé à celui du dieu solaire Moloch. Dans l'Ancien Testament, les prophètes dénoncent vigoureusement les rites licencieux associés à son culte et se scandalisent de la ferveur que lui témoignent les Hébreux avant de devenir définitivement monothéistes (les faux dieux des idolâtres sont désignés sous le nom de Baal). La tradition hébraïque a d'ailleurs fait parvenir jusqu'à nous deux noms de Baal, transformé en démon : Belphégor et Belzébuth. Il fut associé aux déesses Anat et Astarté.
Bâal fut également un dieu vénéré en Egypte : Ce dieu guerrier phénicien fut introduit en Égypte au début du Nouvel Empire son culte fut implanté par les cananéens dans la région de Memphis. Il est assimilé aux dieux guerriers Montou et Seth et soutient le bras du pharaon lors des combats.
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